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Colombie : le mensonge comme arme de destruction massive
Danielle Bleitrach / mardi 4 mars 2008
 

J’avais perçu le coup fourré dans le cadre des négociations autour d’Ingrid Bétancourt. Il faut dire que quand on connaît un peu la région et ce dont est capable cette crapule d’Uribe et jusqu’où peuvent aller les médias dans la désinformation, quand j’avais vu EL PAIS attaquer Nicolas Sarkozy, je m’étais dit "qu’est-ce qu’ils ont à lui reprocher ?" et j’avais émis l’hypothèse que notre agité du bocal s’était, aux yeux des Etats-Unis et de leur chien Uribe, un peu trop engagé aux côtés de Chavez. Vous pouvez relire l’article, tout y est… [[ Qui veut se débarasser du président français ?

El Païs, c’est comme le Monde chez nous : un radis un peu rosé à l’extérieur mais blanc de chez blanc à l’intérieur, tenu en laisse par les USA… Il appartient au groupe de communication PRISA qui rayonne en Amérique latine et singulièrement au Venezuela où ses titres sont dans une opposition virulente au président Chavez. Alors on donne dans l’humanisme de gôche, mais c’est pour mieux mettre en pièces les ennemis du parrain étasunien ou simplement ceux qui tirent sur la laisse.

Or notre compulsif médiatique président, tout occupé à faire le beau, toujours à la recherche d’une caméra capable de le prendre sous le meilleur angle, jouait les zorros dans le sauvetage d’Ingrid Betancourt. Il s’était engagé dans des négociations qui effectivement devaient permettre la libération d’Ingrid Bétancourt. Sans doute sans demander aux Etats-Unis s’ils étaient d’accord. Ceux-ci avaient d’autres projets. Envisager une pacification de la région n’était pas dans leur plan de déstabilisation permanente. Un président français qui négociait avec les FARC, appuyait les efforts de Chavez en faveur de la paix était le contraire de leur action.

A ce moment là, les forces yankees et assimilées se sont déchaînées et bizarrement on a vu la presse internationale et française partir à l’assaut de Sarkozy. L’agence de presse Reuters s’est mis à le vomir, EL PaÏs lance des articles incroyables contre lui - et pas n’importe qui non, le directeur adjoint du journal… Et la presse française donne l’assaut, les maisons de sondage le font baisser à vue d’oeil, Lagarde le contredit publiquement, il est lâché par tous ses copains… Le dernier en date c’est hier Kouchner qui propose de quitter le gouvernement à cause de son épouse…

Et Uribe de son côté doit impérativement faire échouer l’opération d’où la scandaleuse intrusion sur le territoire équatorien et le massacre des guérilleros qui étaient là pour régler le problème de la libération d’Ingrid Bétancourt.

Cet après-midi, 4 mars 2008, le ministère des Affaires étrangères français a affirmé que les autorités colombiennes « étaient au courant » des contacts de la France, de l’Espagne et de la Suisse avec Raul Reyes dans le cadre des efforts pour libérer Ingrid Betancourt. De son côté, dans un communiqué, la guérilla a annoncé que Raul Reyes tentait d’organiser grâce à la médiation d’Hugo Chavez une réunion avec Nicolas Sarkozy au moment où il a été tué. Cette réunion « visait à rechercher des solutions pour parvenir à régler la situation d’Ingrid Betancourt », poursuit le communiqué. Lundi, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, avait qualifié de « mauvaise nouvelle » la mort de Reyes, dans l’optique de la libération d’Ingrid Betancourt.

Mais c’est mal connaitre Uribe qui est à peu près aussi tordu que son copain Bush, il n’aurait pas laissé faire… Maintenant ils mettent en place les grandes orgues de la diffamation : les FARC seraient en train de fabriquer des armes de destruction massive avec l’argent de Chavez… Ca ne vous rappelle rien !!! Mais si voyons l’irak en 2003…

Bush a un comportement névrotique, il répète partout et toujours le même scénario. Au Moyen orient, il a installé son allié Israël toujours prêt à envahir un voisin, larguer une bombe, massacrer quelques individus désarmés sous prétexte de garantir sa sécurité. Et voici qu’il opère avec la Colombie le même scénario, un danger international qui ne respecte aucune frontière sous le fallacieux prétexte que sa sécurité serait en jeu.

Il peut compter sur une presse qu’il contrôle à travers les propriétaire, les grands annonceurs, les agences de presse à 90% … Nous avons vraiment une situation trés dangereuse où une puissance militaire sans équivalent prétend par la calomnie contrôler les esprits.

Je crois qu’il faut bien mesurer à travers cette histoire à quel point nous sommes soumis à une propagande digne de celle de Goebbels, bientôt il faudra tout lire comme le recommandait le Che, juger de la pureté révolutionnaire au mal que les médias disent de quelqu’un.